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sources :
Arènes du ciel, Verrier, p204.
Pilotes fr. sur l'AFN et la Corse, Decot, p243.
Aéro-Journal n°10 p8.



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12e victoire du lieutenant Georges Blanck


Bastia (France), le 30 septembre 1943


Le 12 septembre, les troupes françaises ont repris pied en Corse. Pour l'instant, elles assurent seules la reconquête. Les troupes allemandes quittent la Corse en bon ordre par voies maritime et aérienne et les chasseurs français ont pour mission de survoler les zones d'évacuations.

Vers 11h50, deux patrouilles du GC 1/3 Corse décollent du terrain d'Ajaccio-Campo del Oro et prennent la direction nord. Ils passent Calvi, le cap Corse et se présentent au large de Bastia. Les Spitfire IX survolent des chalands mais ce n'est pas l'objectif principal. Ils font demi-tour et amorcent le chemin inverse. Le Lt Blanck signale alors deux gros appareils ennemis à deux heures. Des avions de transport qui s'éloignent en rase-flotte vers l'est. Ce sont des mastodontes, des Me 323. Une belle cible pour chaque patrouille.

Blanck, accompagné du Lt Brunet¹ et du Sgt Caussé, fonce sur l'appareil de droite. Ses premiers projectiles percutent l'eau créant de grandes gerbes devant le Me 323 (WNr.1285). Il rectifie son tir et sa rafale atteint le cockpit. L'avion du II./TG 5 touche la mer de l'aile gauche, bascule sur le nez et s'enflamme à la surface de l'eau.

Des chasseurs ennemis sont signalés en altitude, ils semblent étudier la situation. La seconde patrouille, commandée par le Lt Pissotte7 et composée du Lt Jacquet et du sous-lieutenant Verrier, arrose copieusement le second "Gigant" (WNr.1216 codé DT+IP). Il parvient malgré tout à faire un large virage pour regagner la cote avec deux de ses six moteurs en rideau. Il succombera à la seconde passe et ira s'écraser sur une plage au nord de Bastia. C'est au cours de cette dernière attaque que le Spit de Verrier est atteint par le tir d'un des mitrailleurs du Me 323. Deux Bf 109 tentent de l'achever mais il esquive l'assaut. Une fuite d'huile entraîne l'arrêt de son moteur. Il évacue son appareil au-dessus de la mer à 300m d'altitude. Il est récupéré deux heures après par une vedette de la Kriegsmarine. Ramené à terre, il parviendra à s'échapper le soir même.

Après avoir abattu le second Me 323, les pilotes français font face à une tentative d'attaque de la part des Bf 109, mais ils n'insistent pas et s'éloignent. Les Français victorieux rentrent au terrain à 13h25.


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